Et nous revoici, un an plus tard, avec un nouvel album entre
les mains. Le nouvel avorton de TRAUMATISME. Cette fois-ci, je ne pars avec
aucun préjugé, après la surprise que nous avait réservé le précédent album (Two Heads Are Better Than One), il me semble évident qu’il ne faut s’attendre à
rien de la part de notre rockeur fou. Aussi, ai-je bien fait.
Tout d’abord, l’aspect visuel de la jaquette traduit à la
fois une originalité toute nouvelle ainsi qu’un retour aux sources :
épanchement coloré presque indécent et humour évident. Mais rassurez-vous, ce
n’est pas parce qu’il est question de plage dans le titre et sur la jaquette
que vous allez avoir droit à des tubes de l’été aussi vide de sens que de
vocabulaire et d’originalité. Hey ! Il s’agit de Traumatisme ici, et s’il
est bien un qualificatif qui lui sied particulièrement bien, il s’agit sans
conteste d’original. Encore une fois
nous est livré ici une nouvelle histoire, un nouveau personnage et une nouvelle
musique.
PBN est probablement l’album le plus varié que notre rockeur
à dreadlocks ait pu nous confier jusqu’à présent. Ainsi nous irons de la balade
mélodiquement décalée (Good Mourning Skin) à la compo électro méga-entrainante
(Alien Nation) en passant par les habituels tubes traumatisants aux refrains
inoubliables (Surfing on a Gravestone, Dark side of the Mood). PBN vous fera rire (Cruel Scummer,
Dark Side of the Mood) et vous fera pleurer (The Curse of the Queerwolf, Routine Roulette). La
majorité des titres sont ici des OVNI musicaux (The Candyman, Post Mortem Vacation,
Deadbeat Relatives) dotés d’une réelle richesse textuelle, mélodique et
musicale. J’ai par le passé tellement insisté sur les talents de paroliers de
Traumatisme que je n’insisterai pas cette fois-ci. Il est cependant évident que
ceux qui ne s’intéresseront pas aux paroles passeront à côté d’une richesse
prosaïque et de l’essentiel de ce qui fait de Traumatisme ce qu’il est. Comme
sur THABTO, les claviers ont principalement remplacé la guitare, qui je dois
l’avouer me manque un peu (surtout quand je repense à la mélodie merveilleuse
qui conclue The Monsterman de l’album Horrorwood Rocks ! 2), mais qui
remplissent complètement leur rôle grâce à l’atmosphère qu’ils participent à
créer.
L’ambiance est ici bien différente de celle de THABTO, qui
me faisait l’effet d’être dans une chambre d’asile au plein milieu d’un cirque
hanté (mais ça, c’est à cause de mes neurones défaillants). Non, PBN nous
emmène à la plage, sous le soleil, avec un drôle de vampire, un canard jaune et
un corbeau en plastique… si si, je vous assure. Mais, si j’étais Maitre Yoda,
je vous dirais bien « sois prudent jeune padawan, aussi évidentes, les
choses ne sont pas », mais je ne suis pas jedi et je ne suis surement pas
aussi avisée que ça.
Je n’ai pas envie de trop en dire, aussi pour saisir un peu
mieux de quoi PBN retourne avant de dépenser, Ô malheur, 10 euros inabordables
pour vous procurer l’album sur www.traumatisme1.com,
vous pouvez tout de suite regarder le clip de Cruel Scummer, premier petit
joyau terriblement drôle et sombre extrait de PBN en lien juste en dessous.
Je conclurai par un hors sujet en remerciant le Blondie
Zombie Rocker, le Jester Master et le Queerwolf qui habitent les hémisphères
cérébraux de Monsieur T. pour nous apporter tant de plaisir par la souffrance
que leur fait endurer leur hôte lorsqu’il écrit leur histoire.

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