12 avril 2011

The Dark Decadence Tour - Savigny le Temple. 03.04.2011

Un dimanche soir de plus, le boulot le lendemain, se lever tôt, envie de vacances, la barbe...
Mais ce dimanche soir là est un peu différent. Au lieu de le passer en voiture sur la route de retour de week-end ou bien devant un film, nous sommes dehors, debout sous les gouttelettes, devant la salle de concert l'Empreinte, Savigny le Temple. Un peu excentré de Paris, ça change un peu. La salle est pas mal, bien faite, bien qu'un peu petite. Le public est coloré, sent fort le spray, le gel et l'eyeliner. Ça sent très fort le glam, le sleaze métal.
L'affiche de ce soir : Crashdïet en ouverture et une co-tête d'affiche, bonheur partagé par Hardcore Superstar et The 69 Eyes pour The Dark Decadence Tour 2011. On s'installe, on attend un peu et le concert commence. Les introductions des 3 groupes sortent un peu de l'ordinaire : une "simple" chanson pour mettre dans l'ambiance, à la place d'une piste un peu lancinante ou bruyante. Pourquoi pas, bien que ça donne un peu l'impression que le concert commence sans musicien aux commandes.

Crashdïet monte sur scène. Ils sont fidèles à leur image de sleaze rocker : très chevelus et respirent le glam et la bière. Le son est fort mais pas trop mal, les musiques accrocheuses, le chant juste et puissant. Ça fait plaisir de se retrouver dans cette ambiance très ricaine. Merci à eux d'avoir jouer Queen obscene, que je fredonne depuis pas mal d'années maintenant (bien qu'elle ne fut pas leur meilleure performance).



Hardcore Superstar. Je connaissais seulement de nom, depuis des années pourtant. Mais j'ai fait cette erreur, que je commets très souvent : savoir qu'un groupe est bien et ne pas m'y intéresser. Erreur réparée ci. HCSS monte sur scène. Le concert démarre assez mal : le micro ne fonctionne pas. Jocke (le chanteur) en change plusieurs fois, aucun ne fonctionne. Il s'énerve et lance (très fort) le micro au travers de la salle qui fonce tout droit au dessus des têtes, passe entre plusieurs personnes accoudées au bar et se percute directement sur le mur du fond. Personne n'est blessé, heureusement. Il s'excusera de son geste ensuite, ah, ces rock star au sang chaud, et j'ai une pensée pour Nikki Sixx. Autre point négatif (le dernier), le son est vraiment trop fort. Beaucoup trop de graves ce qui rend certaines mélodies méconnaissables et la voix est gâchée, complètement écrasée. Le morceau "Here comes the sick bitch again", jouée en guitare sèche +  voix est magnifique et a un rendu splendide. La voix de Jocke est juste à tomber et c'est fabuleux. Comme je ne connais pas du tout le groupe, j'essaie de retenir quelques morceaux qui me marquent particulièrement dont Moonshine et My good Reputation. Le jeu de scène frôle la perfection question action : c'est hyper entrainant, Jocke et Adde, le batteur, sont très charismatiques, Martin et Vic, les deux gratteux, hyper souriants, et chacun des d'entre eux participe à stimuler la foule et le public suit, comblé. HCSS est définitivement un groupe a dimension très humaine, qui parle au public, qui fait revenir les membres de Crashdïet sur scène, juste pour mettre l'ambiance, comme pour jouer (le batteur de Crashdïet remplace Adde pour une compo, pendant laquelle il se repose et boit une bière en contact avec le public), vraiment, ces types savent mettre le feu et ont gravé leur nom dans le top de mes groupes favoris. 100% Rock'n Roll.



Photos issues du site officiel : www.hardcoresuperstar.com/



The 69 Eyes. Le générique de la série True Blood entame les hostilités... On imagine que les vampires ne vont plus tarder à montrer le bout de leur canines. Et là, ils montent sur scène avec Devils. Bazie, Timo Timo et Archie, suivis de Jussi et Jyrki. Les vampires d'Helsinki sont là devant nous, tout de cuir noir vêtus, exactement comme nous les attendions. Des petits problèmes de micro (encore...) font parfois disparaître la voix envoutante de Jyrki. Toutes les compos les plus connues y passent, de Betty Blue à Dead girls are easy, en passant par The Chair, Brandon Lee et Feel Berlin (et Perfect Skin, et Never say die, et... et...). Plus inattendu : une version mi goth mi glam de Velvet Touch et une reprise d'Elvis. Un très grand moment du show. Jyrki est décidément très très loquace (you want to show me your tits ?), nous raconte nombre d'anecdotes, nous montre son nombril piercé et soulève le pied de micro avec ses dents. N'oublions pas ses mimes salaces ou ceux de Jussi, pas si bien caché que ça quand il monte sur la batterie et surplombe la salle. Ma seule vraie déception : le public. Il est extrêmement rare que je critique mes accolites de concert mais clairement, la majorité de la salle a quand même bien merdé. De nombreuses personnes ne sont venues que pour Hardcore Superstar et sont parties avant le show final, la salle s'est donc vidée de son tiers et les personnes restantes, définitivement molles et frigides (à part quelques groupies hystériques à l'affut du corps quasi nu de Jussi). Je ne remercierais donc pas le public de ce concert de son manque de respect pour ce groupe qui, il est vrai, est très différent des deux premiers, mais également très convainquant. Il est clair que je retournerais les voir quand il seront la seule et unique tête d'affiche et où la salle complète sera aussi heureuse que moi de les voir. Le show se conclut sur le générique de Sons of Anarchy, et je me dis que la pomme ne tombe jamais loin du pommier, et je me sens chez moi.

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