21 juin 2010

25.10.2005 - Queenadreena + Jomi Massage - Confort Moderne - POITIERS


A l'époque où ce concert à eu lieu, j'habitais Poitiers, à 100 mètres d'une salle de concert : le Confort Moderne. Et de cette salle, je garde de très bons souvenirs dont en voici un...
Depuis quelques années j'écoutais ce petit groupe de Rock qui pique menée par une chanteuse bonbon rose à la voix torturée : Queenadreena. J'ai connu à l'époque où leur album Drink me est sorti et depuis, j'écoutais très régulièrement car je trouvais, et trouve encore, qu'il n'y a pas d'équivalent à ce groupe ailleurs. Ils ont l'image aussi trash que soignée - rouge à lèvre qui déborde, robe débraillée, imagerie années 30 "bizarre" - et la musique déborde d'émotions. Et en live...

Ce soir là, j'y croyais à peine quand je me suis dit que j'allais voir Queenadreena en concert à Poitiers, car je ne m'étais jamais imaginé qu'ils passeraient là, tout près de chez moi. Et pourtant si. Des services rendus au groupe m'offrent une entrée gratuite (ce qui ne se refuse quand même pas) et nous voilà parti pour la première partie : Jomi Massage. Même après tout ce temps qui s'est écoulé entre le moment ou je vous écris ces lignes et ce concert, je me sens tout à fait capable de vous en parler car chaque bon concert comme ça reste quelque part et ne s'oublie pas.



Jomi Massage.
C'est joli, léger et doux. Une voix mélodieuse sur des compos travaillées où se mêlent différents styles. J'ai trouvé que ce n'était pas mal choisi finalement pour précéder QA. Mais, celà dit, c'est trop plat et trop propre pour moi, je m'ennuie assez vite.


Cenicero, cenicero

Queenadreena.
La musique d'entracte s'éteint de concert avec les lumières, les instruments démarrent doucement, et une ombre sauvage sortie d'on-ne-sait-où saute sur son micro pour entamer sans perdre la moindre fraction de seconde la première chanson de la set-list. La voix est parfaite, les instruments se déchainent. Le teint de marbre et l'inexpression donnent à Crispin Gray une allure de poupée mannequin. Katie est visiblement défoncée, ou bourrée, ou les 2, ou elle simule bien. Elle vacille, chancelle, se dandinne, sans jamais être vraiment maladroite. Elle est charismatique, même quand sa robe tombe ou se détache en partie. Mais jamais son chant ne semble pâtir de son état "festif". Les titres se donnent le relais sans trop de blabla avec le public. Pretty like Drugs est une vrai bombe. La fin sonnant, le groupe quitte la scène. Katie s'y refuse et reste là, sur son fauteuil où elle s'est dodelinée à maintes reprise, elle reprend le micro et chante a cappella : prévu ou imprévu ? Puis elle part, et c'est fini.

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